Editorial – Juillet et août 2019

Éditorial de juillet et août 2019

 

 

Regarde vers le ciel

« Et après l’avoir conduit dehors, il dit : Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Telle sera ta postérité » (Gn 15.5).

Nous avons tous tendance à regarder vers ce qui ne va pas dans notre vie. Nous voyons les impossibilités, les échecs ou les imperfections. Certains sont même devenus des « spécialistes » en ce qui concerne le défaitisme.

Abram est découragé. La belle promesse de Dieu d’une descendance nombreuse ne s’accomplit pas dans sa vie. Il analyse la situation, avec un peu de recul, d’une manière toute rationnelle. Il se voit âgé et sans enfant. Son neveu Lot est parti. Il ne lui reste plus que son fidèle serviteur Eliézer. C’est certainement par lui, pense-t-il, que Dieu va susciter la grande nation promise.

Selon la sagesse humaine, cela semble être la meilleure (et la seule) solution. Comme Abram, nous passons beaucoup de temps à chercher comment Dieu va accomplir ses promesses. Mais Dieu ne nous demande pas cela. Il nous demande juste de lui faire confiance. Ce n’est pas facile de vivre avec une promesse dans notre cœur sans chercher des solutions pour permettre à Dieu de l’accomplir… C’est une perte de temps considérable.

Dieu conduit Abram hors de sa tente qui symbolise le lieu du rationalisme. Tant qu’il restait dans sa tente, sa vision était étriquée. Mais une fois dehors, Dieu lui donne une nouvelle perspective. Sa situation n’a pas changé, mais il la voit sous un autre angle.

Vous êtes peut-être devant une montagne d’impossibilité. Vous ne savez pas comment vous allez vous en sortir. Mais vous pouvez changer de perspective. Si vous vous trouvez au pied d’une montagne, elle vous semble infranchissable. Mais si vous pouviez la survoler en avion, elle ne vous semblerait pas si grande. La seule différence est la perspective.

Ne continuez pas de regarder aux impossibilités, mais changez de perspective, regardez vers le ciel. Dieu a la provision, il accomplira sa promesse en son temps

Jean-Marc Botteron