Editorial – Novembre 2019

Éditorial de novembre 2019

 

 

L’amour de Dieu malgré nos erreurs

« Abraham disait de Sara, sa femme : C’est ma sœur. Abimélec, roi de Guérar, fit enlever Sara » (Gn 20.2).

Nous commettons tous des erreurs dans la vie. On a voulu bien faire, mais on s’est trompé. On vous a dit que vous étiez incompétent dans votre travail. Vous avez échoué à un examen en faculté. Votre conjoint vous a quitté pour refaire sa vie avec une autre personne. Toutes ces situations génèrent beaucoup de déception, de frustration et de culpabilité. Si nous pouvions seulement tout recommencer, on ferait différemment.

Mais voilà, on ne peut pas revenir en arrière. Nos échecs font partie de notre existence. On peut toutefois avancer dans la vie, en apprenant de nos échecs pour ne pas retomber dans les mêmes travers. Votre échec ne signifie pas que tout est terminé pour vous. Il nous permet de nous remettre en question pour mieux repartir.

Abraham, le père des croyants, a menti. Il a fait passer sa femme Sara pour sa sœur. On pourrait atténuer sa faute en précisant que c’était un demi-mensonge. Sara était effectivement sa demi-sœur par leur père commun (Gn 20.12). Mais c’est de manière intentionnelle, par crainte pour sa vie, qu’Abraham a caché la vérité. Le roi Abimélec voulut prendre Sara pour femme. Par son mensonge, Abraham avait attiré de graves problèmes sur sa famille.

Dieu révéla en songe à Abimélec la faute de son serviteur. Le patriarche dut reconnaître sa malhonnêteté devant un roi païen. C’était humiliant, mais une étape incontournable pour retrouver la paix après son égarement.

Parfois, comme Abraham, nous désobéissons à Dieu. Nous n’avons pas dit toute la vérité, nous avons tenté d’arranger les choses à notre manière. En agissant ainsi, nous avons attiré des malheurs sur notre nous. Mais si nous nous repentons, Dieu nous pardonne et nous rappelle qu’il nous aime toujours, malgré nos erreurs.

Jean-Marc Botteron