Kaka, footballeur brésilien

Ballon d’or 2007
Récompense attribuée au meilleur joueur de football du monde
Le Brésilien Ricardo Izecson dos Santos Leite, surnommé Kakà, a les yeux qui brillent lorsqu’il parle de sa foi en Jésus : « Jésus occupe la première place dans ma vie », affirme-t-il.

Le monde du football contaminé par la corruption, la superficialité et le matérialisme peut sembler inadapté à un homme qui a décidé de marcher sur le chemin étroit du christianisme. Toutefois, le milieu de terrain de football est aussi conscient que l’extrême médiatisation de son sport est un puissant vecteur de témoignage de la foi chrétienne : le 30 juin 2002, au soir de la finale mondiale remportée par le Brésil face à l’Allemagne (2-0) à Yokohama, il arborait fièrement un tee-shirt portant l’inscription « I belong to Jesus » (J’appartiens à Jésus).Agenouillé, il avait prié en mondovision en compagnie de ses équipiers Edmilson et Lucio, eux aussi Athlètes croyant au Christ.

« Je veux que mon comportement, davantage que les discours, soit le meilleur témoignage possible de mes fermes convictions, dit-il. Dans les vestiaires, certains équipiers me demandent des prières et Andreï Chevtchenko aime me poser de nombreuses questions sur mon culte à Dieu. »

Une main tendue vers les cieux, l’autre posée sur le cœur, Kakà dédie chacun de ses buts « au Créateur ». Les tifosi l’adorent. Au sens propre du terme. Mais le Brésilien refuse catégoriquement cette adulation, qu’il juge incompatible avec l’humilité requise par le christianisme :

« Je parle avec les supporters, je pose pour une photo avec eux, mais j’essaie toujours de leur expliquer que je suis comme eux, un homme normal, avec ses joies et ses peines. »

Beaucoup ont erronément attribué la foi profonde qui anime le Brésilien à un événement catastrophique de son existence. En octobre 2000, Ricardo, en vacances chez ses grands-parents, fut victime d’un grave accident : il se brisa la sixième vertèbre en heurtant le fond d’une piscine après une glissade sur un toboggan.

« Cet épisode m’a certainement renforcé sur le plan spirituel, Dieu m’a aidé à guérir alors que je risquais d’être paralysé pour toujours sur une chaise roulante, mais ma foi remonte à mon enfance, j’ai grandi dans une famille chrétienne évangélique et je me suis fait baptiser à l’âge de 12 ans », rappelle-t-il.